Yémen : une saisie massive d’armes iraniennes destinées aux Houthis annoncée par l’armée américaine
Yémen : une saisie massive d’armes iraniennes destinées aux Houthis annoncée par l’armée américaine

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé mercredi que les Forces de résistance nationale (NRF), une milice yéménite opposée aux Houthis, avaient intercepté une cargaison « massive » d’armes iraniennes présumées, destinées au mouvement rebelle. Cette opération marque une nouvelle escalade dans le conflit régional, dans un contexte où les tensions restent vives depuis le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas en octobre 2023.

Selon le CENTCOM, les forces yéménites ont saisi plus de 750 tonnes de munitions et d’équipements militaires avancés. Le lot comprend des centaines de missiles de croisière, des missiles anti-navires et anti-aériens, des ogives, des composants technologiques, des moteurs de drones, des équipements de défense aérienne, des radars et du matériel de communication. L’ampleur de cette saisie est présentée comme l’une des plus importantes jamais réalisées dans le conflit yéménite.

La NRF, dirigée par Tarek Saleh — neveu de l’ancien président Ali Abdullah Saleh — ne fait pas partie du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, mais agit de facto comme une force militaire anti-Houthi. Son rôle s’est renforcé ces dernières années, notamment dans les régions côtières stratégiques du Yémen.

Les États-Unis accusent de longue date l’Iran de fournir un soutien militaire aux Houthis, malgré les démentis répétés de Téhéran. Cette livraison interceptée confirme, selon les responsables américains, une chaîne d’approvisionnement sophistiquée et continue entre l’Iran et ses alliés dans la région.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas en octobre 2023, les Houthis, qui se revendiquent solidaires de la cause palestinienne, ont multiplié les attaques contre des navires commerciaux et militaires dans la mer Rouge. Ces actions, souvent décrites comme des « actes de solidarité » avec Gaza, ont provoqué une réponse militaire coordonnée de Washington et de ses alliés occidentaux, visant à sécuriser les routes maritimes stratégiques.

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