Les États-Unis ont commencé à redéployer des ressources militaires dans la région du Moyen-Orient en réponse aux frappes israéliennes contre l’Iran et à la perspective d’une riposte iranienne d’ampleur, ont annoncé vendredi plusieurs responsables américains.
La marine américaine a ordonné au destroyer USS Thomas Hudner, spécialisé dans la défense antimissile balistique, de quitter la Méditerranée occidentale pour rejoindre l’est de la région. Un second destroyer a également reçu l’ordre d’avancer sa position pour pouvoir être mobilisé rapidement si la Maison Blanche en faisait la demande.
Dans les airs, des avions de chasse américains patrouillent désormais dans le ciel moyen-oriental afin de protéger les installations militaires et le personnel sur place. Les bases aériennes américaines de la région ont également renforcé leurs mesures de sécurité. Ces informations proviennent de sources au sein de l’administration ayant requis l’anonymat, certaines de ces données n’ayant pas encore été rendues publiques officiellement.
Le président Donald Trump a tenu vendredi une réunion avec les membres principaux de son Conseil de sécurité nationale pour faire le point sur la situation. Ces mouvements font suite à des mesures préventives prises ces derniers jours, notamment le départ volontaire des familles de militaires stationnées dans la région, afin de limiter les risques en cas d’escalade majeure avec Téhéran.
En temps normal, environ 30 000 soldats américains sont stationnés au Moyen-Orient, mais ce chiffre atteint actuellement près de 40 000, selon un responsable. Ce renfort s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et l’Iran, ainsi que d’attaques répétées contre des navires commerciaux et militaires en mer Rouge menées par les Houthis, soutenus par l’Iran.
La marine américaine dispose par ailleurs d’autres moyens qu’elle pourrait déployer si la situation l’exigeait, notamment des porte-avions et leurs groupes d’escorte. Actuellement, l’USS Carl Vinson est positionné en mer d’Arabie, seul porte-avions présent dans la région. L’USS Nimitz, qui patrouille dans la zone indo-pacifique, et l’USS George Washington, récemment parti du Japon, pourraient également être redirigés vers le Moyen-Orient si besoin.
Ce type de mobilisation rappelle la réponse initiale du président Joe Biden, qui avait déployé d’importants moyens navals pour protéger Israël après les attaques du 7 octobre 2023 menées par le Hamas. Cette démonstration de force visait alors à dissuader le Hezbollah libanais et l’Iran de s’impliquer davantage dans le conflit.