À l’ouverture du Conseil des ministres, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a confirmé la visite officielle en Israël du Premier ministre indien Narendra Modi, attendue mercredi. Il a présenté ce déplacement comme une nouvelle étape d’un partenariat « historique » entre Jérusalem et New Delhi, marqué selon lui par un renforcement constant des liens politiques, économiques et sécuritaires.
Le chef du gouvernement a souligné la solidité de l’alliance avec les États-Unis, évoquant le caractère « unique » de la relation bilatérale et ses échanges avec le président Donald Trump. Il a toutefois insisté sur la nécessité pour Israël d’élargir son réseau de partenaires internationaux dans un contexte régional et mondial en mutation.
Benjamin Netanyahou a exposé une vision stratégique reposant sur la constitution d’un « système complet d’alliances », comparé à un « hexagone » réunissant des pays d’Asie, du monde arabe, d’Afrique et de la Méditerranée orientale, dont la Grèce et Chypre. L’objectif affiché est de structurer un ensemble d’États partageant des intérêts sécuritaires communs face à ce qu’il a qualifié d’« axes radicaux » chiite et sunnite jugés déstabilisateurs pour la région.
La visite de Narendra Modi doit comprendre un discours à la Knesset, un événement consacré à l’innovation à Jérusalem ainsi qu’une visite conjointe à Yad Vashem. Netanyahou a mis l’accent sur la coopération technologique, citant notamment la haute technologie, l’intelligence artificielle et les technologies quantiques comme des domaines stratégiques clés pour la puissance et la compétitivité d’Israël.
Sur le plan intérieur, le Premier ministre a également annoncé l’accélération de plusieurs projets d’infrastructure, dont la construction simultanée de nouveaux aéroports et la simplification des procédures administratives. Il a confirmé la planification d’une nouvelle localité dans le Néguev, près de Kiryat Gat, destinée à la population orthodoxe, afin d’accompagner la croissance démographique et de renforcer le développement du sud du pays.
Selon Netanyahou, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à « garantir la force et l’avenir d’Israël » dans un environnement régional en recomposition.