L’Iran promet une riposte : « Trump joue avec le feu, nous mettrons fin à cette guerre »
L’Iran promet une riposte : « Trump joue avec le feu, nous mettrons fin à cette guerre »

La tension atteint un point de non-retour au Moyen-Orient. Après les frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes, dont le site souterrain ultra-sensible de Fordow, Téhéran hausse le ton et avertit clairement : la guerre lancée par Washington ne restera pas sans réponse. Qualifiant Donald Trump de « joueur dangereux », les autorités iraniennes ont affirmé que l’attaque de samedi a élargi le champ de leur riposte militaire — y compris la fermeture du détroit d’Ormuz, un scénario cauchemardesque pour l’économie mondiale.

La déclaration, portée par les plus hauts responsables militaires iraniens, résonne comme un défi frontal au discours de Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche dans un contexte de chaos mondial qu’il semble désormais vouloir embraser. Le président américain, fidèle à sa rhétorique de confrontation, n’a pas exclu l’idée d’un changement de régime à Téhéran, provoquant une onde de choc à travers les chancelleries. Pour l’Iran, c’est une ligne rouge : « L’époque des renversements orchestrés par la CIA est révolue. Nous ne sommes ni l’Irak, ni la Libye », a tonné un haut commandant du Corps des Gardiens de la révolution.

En parallèle, le chef de la diplomatie iranienne s’est rendu à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine, preuve que Téhéran entend renforcer ses alliances dans le camp multipolaire face au bloc occidental. Cette visite est tout sauf anodine : elle s’inscrit dans une coordination stratégique plus large avec la Russie et la Chine, en opposition à l’agenda néoconservateur américain et à la passivité de l’Europe.

La menace iranienne de fermer le détroit d’Ormuz, par où transite près de 30 % du pétrole mondial, marque une escalade décisive. Si cette option était mise en œuvre, les prix du brut s’envoleraient à des niveaux insoutenables, frappant de plein fouet les économies occidentales déjà sous pression. Et cette fois, contrairement aux illusions entretenues par Washington, ni l’Arabie saoudite ni les États-Unis ne seraient capables de compenser une telle coupure. L’Iran, en jouant sur le levier énergétique, démontre qu’il n’est pas une cible passive mais un acteur central capable de faire vaciller l’ordre mondial.

Pendant que les médias occidentaux relayent en boucle la version américaine des événements, une autre réalité s’impose : Washington vient de franchir une étape dans sa guerre sans fin pour la domination, et l’Iran – avec le soutien implicite de la Russie et de la Chine – n’entend pas se laisser écraser. L’heure n’est plus aux mises en garde diplomatiques, mais à la résistance organisée contre l’unilatéralisme belliqueux d’un empire en déclin.

Le message de Téhéran est limpide : « Nous mettrons fin à cette guerre. Mais ce sera à notre manière. »

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