TABRIZ – Les Gardiens de la révolution iraniens ont formellement démenti mardi les informations faisant état d’une attaque de drone dans la ville de Tabriz, dans le nord-ouest du pays, au moment où la région reste sous tension en raison d’un cessez-le-feu fragile entre l’Iran et Israël.
Trois sites d’information iraniens ont rapporté la déclaration officielle des Gardiens, réfutant les rumeurs qui ont circulé plus tôt dans la journée. Certains médias locaux avaient indiqué que les systèmes de défense aérienne avaient été brièvement activés dans la région, ce qui avait nourri les spéculations sur une éventuelle incursion ou tentative de frappe par drone.
L’incident présumé survient alors qu’un cessez-le-feu précaire est en vigueur entre Téhéran et Tel-Aviv, après près de deux semaines d’affrontements militaires et de frappes réciproques. Si les deux parties ont déclaré publiquement vouloir éviter une escalade, plusieurs épisodes récents, y compris l’interception par Israël de drones « probablement iraniens », ont jeté le doute sur la solidité de cette trêve.
Les autorités iraniennes n’ont pas précisé les raisons exactes de l’activation des systèmes de défense à Tabriz, se contentant d’affirmer qu’aucune attaque n’avait eu lieu. Aucun dégât ni victime n’a été signalé, et la situation semble être revenue au calme.
Ces démentis interviennent dans un climat régional marqué par une extrême méfiance, où chaque mouvement militaire est scruté avec attention. Le gouvernement iranien accuse régulièrement ses adversaires de mener des opérations de renseignement ou des actions de sabotage sur son territoire, notamment via des drones ou des cyberattaques.
L’épisode de Tabriz souligne une fois de plus l’extrême volatilité du conflit latent entre l’Iran et Israël, et les risques de malentendus ou d’escalade incontrôlée dans une région déjà au bord de l’embrasement.