Israël a lancé jeudi 14 frappes aériennes dans la région de Nabatieh, dans le sud du Liban, selon deux sources de sécurité libanaises citées par Reuters. Il s’agit de l’un des bombardements les plus intenses menés par Israël depuis l’accord de cessez-le-feu conclu sous l’égide des États-Unis en novembre dernier, qui visait à mettre un terme aux affrontements entre Tsahal et le Hezbollah.
Les frappes ont été observées depuis Marjayoun, une ville proche de la zone visée, où de grandes volutes de fumée étaient visibles dans le ciel. Les circonstances précises de l’opération et ses conséquences en termes de pertes humaines ou matérielles n’ont pas encore été communiquées officiellement par les autorités israéliennes ou libanaises.
Cet épisode survient dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et le Hezbollah, groupe chiite soutenu par l’Iran et allié du régime syrien, considéré comme une organisation terroriste par l’État hébreu et plusieurs pays occidentaux. En avril dernier, Israël avait déjà frappé un bâtiment dans la banlieue sud de Beyrouth, accusant le Hezbollah d’y stocker des missiles de précision.
Le cessez-le-feu de novembre, censé désamorcer les affrontements à la frontière israélo-libanaise, incluait une clause selon laquelle le sud du Liban devait être libéré de la présence armée du Hezbollah. Or, plusieurs observateurs notent que les violations de cet accord sont devenues fréquentes des deux côtés, ravivant les craintes d’un retour à un conflit de grande ampleur.
Aucune réaction immédiate du Hezbollah n’a été rendue publique après ces frappes, mais les autorités libanaises ont à plusieurs reprises dénoncé les incursions israéliennes comme une atteinte à la souveraineté nationale. Israël, de son côté, affirme agir pour prévenir toute menace directe à sa sécurité depuis le territoire libanais.