L’administration Trump a annoncé mardi la suspension de toutes les demandes d’immigration émanant de ressortissants de 19 pays non européens, une mesure qui inclut le gel du traitement des cartes vertes et des demandes de citoyenneté américaine. Le gouvernement justifie cette décision par des « préoccupations en matière de sécurité nationale et de sécurité publique », durcissant encore davantage une politique migratoire déjà très restrictive.
Les pays concernés figuraient déjà sur une liste soumise à une interdiction partielle de voyager imposée en juin, mais la nouvelle décision élargit significativement les restrictions en bloquant tout processus d’immigration, qu’il s’agisse de résidence permanente ou de naturalisation. Cette mesure constitue l’un des volets les plus stricts du programme migratoire du président Donald Trump, centré sur le contrôle accru des frontières et la limitation des flux en provenance de pays jugés à risque.
Le ministère de la Sécurité intérieure a affirmé qu’il s’agissait d’une action préventive destinée à protéger les États-Unis contre d’éventuelles menaces. Toutefois, la décision suscite déjà de vives critiques de la part de défenseurs des droits des immigrés, qui y voient une politique discriminatoire visant principalement des pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud.
Les autorités n’ont pas précisé la durée de cette suspension, laissant planer une incertitude totale pour des milliers de demandeurs dont les dossiers sont désormais gelés. Alors que la politique migratoire américaine continue de polariser le débat national, cette décision marque un durcissement supplémentaire susceptible de remodeler durablement les flux migratoires vers les États-Unis.