Un membre influent du Congrès américain a déclaré qu’une vidéo interne, montrée aux élus lors d’un briefing confidentiel, révèle que plusieurs survivants d’une récente frappe militaire contre un bateau vénézuélien suspecté de transporter de la drogue se trouvaient en « détresse manifeste ». Ces images alimentent un débat déjà tendu au sein du Parlement sur la proportionnalité de l’opération et la chaîne de commandement qui a conduit à l’autoriser.
L’amiral Frank « Mitch » Bradley, de la marine américaine, a été appelé au Capitole pour défendre la décision d’effectuer une frappe supplémentaire contre un navire identifié comme impliqué dans le trafic de stupéfiants. Selon les premiers témoignages rapportés à la presse, Bradley a soutenu que l’opération était justifiée sur le plan tactique et nécessaire pour neutraliser une menace persistante, même après la destruction initiale de l’embarcation.
Cette audition confidentielle intervient alors que le représentant Pete Hegseth, déjà sous haute surveillance pour son rôle dans plusieurs opérations militaires controversées, continue de bénéficier du soutien politique du président Donald Trump. Les frappes récentes ont ravivé les interrogations sur sa gestion opérationnelle et sur l’influence qu’il exerce au sein de l’appareil sécuritaire américain, en particulier dans des missions sensibles menées à l’étranger.
Parallèlement, un rapport interne du Pentagone critique l’usage par Hegseth du système de messagerie cryptée Signal lors d’opérations au Yémen, estimant que ce mode de communication pourrait contrevenir aux protocoles militaires établis et compromettre la transparence des décisions prises sur le terrain. Ce document renforce les inquiétudes de certains élus concernant l’opacité qui entoure la conduite de certaines frappes américaines et la nécessité d’un contrôle plus strict de la chaîne de commandement.
Alors que les détails complets de la vidéo demeurent classifiés, plusieurs parlementaires réclament désormais une enquête approfondie sur les circonstances des frappes contre les bateaux vénézuéliens et sur les règles d’engagement appliquées. Les révélations alimentent une controverse politique majeure à Washington, où se mêlent interrogations opérationnelles, enjeux diplomatiques et luttes de pouvoir au sein du dispositif militaire américain.