Le chef du mouvement rebelle AFC/M23 en République démocratique du Congo a revendiqué mardi la responsabilité d’une attaque de drone visant l’aéroport de Kisangani, une ville stratégique du nord-est du pays, selon des déclarations publiées sur les réseaux sociaux.
Les autorités de la province de la Tshopo, où se situe Kisangani, ont indiqué dimanche que huit drones chargés d’explosifs avaient pris pour cible l’aéroport desservant la ville. Aucun bilan officiel n’a été communiqué dans l’immédiat, mais l’attaque a ravivé les inquiétudes quant à l’extension géographique du conflit.
La revendication émane de Corneille Nangaa, coordinateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), une coalition politico-militaire à laquelle appartient le groupe rebelle M23. Dans son message, il affirme que l’opération visait des objectifs militaires, sans donner davantage de détails sur les moyens employés ni sur les conséquences exactes de l’attaque.
Si elle est confirmée, cette frappe constituerait l’attaque la plus occidentale menée par le M23 depuis le lancement de sa dernière offensive contre le gouvernement de Kinshasa. Le groupe rebelle a conquis ces derniers mois de vastes territoires dans l’est du pays, accentuant la pression sur les forces congolaises.
Le gouvernement central n’a pas réagi officiellement à la revendication dans l’immédiat. Les autorités congolaises accusent régulièrement le M23 de chercher à étendre le conflit au-delà de ses zones traditionnelles d’opération afin de peser sur les négociations politiques et militaires en cours.
La situation sécuritaire reste extrêmement volatile dans l’est de la République démocratique du Congo, malgré les initiatives diplomatiques régionales et internationales visant à instaurer un cessez-le-feu durable.