Des enfants à travers l’Ukraine risquent l’hypothermie alors que les températures hivernales plongent bien en dessous de zéro et que les attaques russes continuent de viser les infrastructures énergétiques du pays, alertent des organisations humanitaires internationales.
L’UNICEF évoque une véritable course contre la montre pour rétablir l’accès à l’eau et au chauffage, gravement perturbés par les frappes de missiles et de drones. À l’approche du quatrième anniversaire de l’invasion russe, de nombreuses familles vivent dans des conditions extrêmes, privées d’électricité ou de chauffage pendant plusieurs jours consécutifs.
Selon l’agence onusienne, les températures nocturnes descendent jusqu’à –18 degrés Celsius dans certaines régions. Dans les immeubles endommagés, des parents tentent de limiter le froid en calfeutrant les fenêtres avec des tissus ou des objets de fortune. Les enfants et les femmes enceintes figurent parmi les plus vulnérables face à ces conditions.
Les autorités ukrainiennes reconnaissent la gravité de la situation. Le président Volodymyr Zelensky a annoncé la mise en place de mesures d’urgence dans le secteur énergétique, alors que les réserves de carburant permettraient de tenir un peu plus de vingt jours. Kyiv, ainsi que des régions proches de la ligne de front comme Kharkiv, Dnipro ou Odessa, figurent parmi les zones les plus touchées.
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge met en garde contre les risques accrus d’hypothermie, d’engelures et de maladies respiratoires. Les coupures de courant imprévisibles perturbent également l’accès à l’eau potable et le fonctionnement des services de santé.
Sur le terrain, les stocks de générateurs, de kits de couchage et de matériel de réparation s’épuisent rapidement. Les organisations humanitaires soulignent que les financements restent largement insuffisants pour faire face à l’ampleur des besoins. L’UNICEF indique fournir des générateurs de grande capacité pour maintenir le chauffage et l’approvisionnement en eau dans les hôpitaux et les écoles, tout en appelant à un soutien financier accru de la communauté internationale.