L’administration du président américain Donald Trump prévoit de construire le plus grand centre fédéral de détention pour migrants jamais érigé aux États-Unis, selon des informations communiquées mercredi. Ce vaste complexe serait installé sur une base militaire, illustrant l’intensification de la politique migratoire de l’exécutif depuis le retour de Trump à la Maison Blanche en janvier dernier.
Le projet, dont les détails n’ont pas encore été publiquement dévoilés dans leur intégralité, viserait à centraliser et augmenter la capacité de détention des migrants en situation irrégulière, en réponse à ce que l’administration qualifie de « crise persistante à la frontière sud ». Il s’agirait d’un centre permanent, conçu pour accueillir plusieurs milliers de personnes, et non d’une installation temporaire comme celles mises en place par le passé.
Ce futur centre devrait être bâti sur le site d’une base militaire encore non identifiée, mais des sources proches du dossier évoquent des installations désaffectées situées en Floride, non loin du centre surnommé « Alligator Alcatraz » à Ochopee, que Trump a visité le 1er juillet. Cette infrastructure, bien que temporaire, est devenue emblématique de la politique de fermeté du président à l’égard de l’immigration clandestine.
Depuis le début de son second mandat, Donald Trump a relancé une série de mesures restrictives en matière migratoire, incluant l’augmentation des expulsions, la réintroduction du programme « Remain in Mexico » et la réduction drastique des permis humanitaires. Le nouveau centre de détention s’inscrit dans cette stratégie globale de durcissement.
L’initiative suscite d’ores et déjà de vives critiques de la part des défenseurs des droits de l’homme et des associations de soutien aux migrants, qui dénoncent une « criminalisation systématique » des personnes en quête d’asile. Certains élus démocrates ont également fait part de leur inquiétude, mettant en garde contre une atteinte aux libertés fondamentales et aux standards internationaux.
L’administration Trump justifie le projet par un objectif de sécurité nationale, affirmant qu’un système centralisé de détention permettra de mieux contrôler les flux migratoires et de traiter les demandes d’asile plus rapidement. Les premiers travaux pourraient débuter avant la fin de l’année si les autorisations sont validées par le Congrès et le Pentagone.