Le président américain Donald Trump a ordonné un « blocus » de tous les pétroliers sous sanctions entrant ou quittant le Venezuela, une décision qui risque d’aggraver fortement les tensions entre Washington et Caracas en visant directement la principale source de revenus du pays sud-américain.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé que le régime vénézuélien avait été désigné comme une « organisation terroriste étrangère », l’accusant notamment de terrorisme, de trafic de drogue et de traite d’êtres humains. Il a indiqué qu’en conséquence, les États-Unis imposeraient un blocus « total et complet » aux navires pétroliers sanctionnés opérant avec le Venezuela.
Les modalités concrètes de mise en œuvre de ce blocus restent toutefois floues. Il n’était pas immédiatement clair si l’administration américaine entendait intercepter physiquement les navires visés, ni quels moyens seraient mobilisés. Ces derniers mois, Washington a renforcé sa présence militaire dans la région, déployant des milliers de soldats ainsi que plusieurs bâtiments de guerre, dont un porte-avions.
L’annonce a eu un impact immédiat sur les marchés pétroliers. Les contrats à terme sur le brut américain ont progressé de plus de 1 % lors des échanges asiatiques, atteignant environ 56 dollars le baril, après avoir touché la veille leur plus bas niveau depuis février 2021.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a, de son côté, accusé les États-Unis de chercher à prendre le contrôle des vastes réserves pétrolières de son pays. Le pétrole constitue l’épine dorsale de l’économie vénézuélienne, déjà lourdement fragilisée par des années de sanctions internationales et de crise économique.
Cette décision marque une nouvelle étape dans l’escalade entre les deux pays, alors que les relations diplomatiques restent gelées et que la situation économique et humanitaire au Venezuela demeure critique.