Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi qu’un changement de régime en Iran pourrait être « la meilleure chose à faire », alors que le Pentagone a confirmé l’envoi d’un deuxième porte-avions américain au Moyen-Orient. Le dirigeant américain a évoqué la présence prochaine d’une « puissance considérable » dans la région, dans un contexte de tensions persistantes avec Téhéran.
Ces déclarations interviennent alors que Washington et l’Iran tentent parallèlement de relancer un dialogue diplomatique sur le différend nucléaire opposant la République islamique aux puissances occidentales. Selon une source proche du dossier, les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner doivent rencontrer mardi à Genève des représentants omanais jouant un rôle de médiateurs.
La même source a précisé que ces responsables américains s’entretiendront également à Genève avec des représentants russes et ukrainiens dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Ces discussions diplomatiques se déroulent en parallèle d’un renforcement militaire américain dans la région.
Interrogé sur la perspective d’un changement de régime en Iran, Donald Trump n’a pas précisé qui il souhaiterait voir diriger le pays, se contentant d’affirmer : « Il y a des personnes. » S’exprimant après une cérémonie militaire à Fort Bragg, en Caroline du Nord, il a dénoncé près d’un demi-siècle de tensions avec Téhéran, estimant que les États-Unis avaient payé un lourd tribut humain.
L’envoi d’un deuxième porte-avions souligne la fermeté affichée par Washington, même si la Maison Blanche poursuit des contacts diplomatiques. Cette double approche — pression militaire accrue et discussions indirectes — illustre la complexité de la stratégie américaine face à l’Iran, à un moment charnière pour l’équilibre régional.