L’administration du président Donald Trump a annoncé jeudi l’abrogation de la « conclusion de mise en danger », une décision scientifique établissant que les émissions de gaz à effet de serre menacent la santé humaine. Dans le même temps, la Maison Blanche a supprimé les normes fédérales d’émissions à l’échappement pour les voitures et les camions, marquant un tournant majeur dans la politique climatique américaine.
Cette mesure constitue le recul le plus radical opéré jusqu’à présent par l’administration Trump en matière de réglementation environnementale. Elle s’inscrit dans une série d’initiatives visant à alléger les contraintes pesant sur les industries des combustibles fossiles et à freiner le développement des énergies propres.
« Dans le cadre du processus qui vient d’être achevé par l’EPA, nous mettons officiellement fin à la conclusion dite de mise en danger, une politique désastreuse de l’ère Obama qui a gravement nui à l’industrie automobile américaine et fait grimper les prix pour les consommateurs américains », a déclaré Donald Trump. Il a présenté cette décision comme la plus grande mesure de déréglementation de l’histoire des États-Unis.
L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) a expliqué dans un communiqué que la conclusion abrogée reposait, selon elle, sur une interprétation erronée des lois fédérales sur la qualité de l’air. Ces textes visent à protéger les citoyens contre les polluants ayant des effets locaux ou régionaux, et non contre le réchauffement climatique mondial, a-t-elle fait valoir.
L’annonce a été faite aux côtés de l’administrateur de l’EPA, Lee Zeldin, et du directeur du budget de la Maison Blanche, Russ Vought, partisan de longue date de la révocation de cette décision. Cette évolution redéfinit en profondeur le cadre juridique de la régulation des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis et ouvre la voie à une refonte plus large des politiques climatiques fédérales.