Le président finlandais Alexander Stubb a estimé jeudi que le président américain Donald Trump exerçait une pression accrue sur la Russie au sujet de la guerre en Ukraine, jugeant que l’évolution récente des discussions jouait en faveur des puissances occidentales. Cette appréciation intervient alors que Washington et les capitales européennes ont récemment désamorcé un différend sensible autour du Groenland.
Selon Alexander Stubb, les efforts pour parvenir à un accord de paix se sont intensifiés à mesure que l’entourage de Donald Trump a renforcé son engagement diplomatique. Il a notamment souligné le rôle du gendre du président américain, Jared Kushner, qui a publiquement salué l’action de l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, chargé de mener les discussions.
Le président finlandais s’est dit optimiste quant à la dynamique actuelle du point de vue de l’Ukraine, des États-Unis et de l’Europe. Il a évoqué un plan de paix en 20 points, comprenant des garanties de sécurité pour Kiev ainsi qu’un volet consacré à la reconstruction du pays après près de quatre années de conflit.
« Je pense que le président Trump exerce beaucoup de pression sur la Russie, et j’espère qu’il continuera à le faire », a déclaré Alexander Stubb, ajoutant que cette fermeté pourrait contribuer à faire avancer les négociations. Il a toutefois reconnu que l’issue restait incertaine, en raison notamment des contraintes de politique intérieure auxquelles Moscou est confrontée.
Le dirigeant finlandais a indiqué ne pas être convaincu que la Russie accepterait les termes du plan actuellement discuté, malgré les signaux envoyés par Washington. Il a rappelé que les calculs internes du Kremlin pouvaient freiner toute concession, même face à une pression internationale accrue.
De son côté, Donald Trump a affirmé que sa rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Davos s’était « très bien » déroulée. Il a ajouté que son message à l’adresse du président russe Vladimir Poutine était sans équivoque : la guerre devait cesser, laissant entendre que les prochaines semaines seraient décisives pour l’avenir du processus de paix.