Sissi salue l’offre de médiation de Trump sur le différend du barrage du Nil
Sissi salue l’offre de médiation de Trump sur le différend du barrage du Nil

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré apprécier la proposition du président américain Donald Trump de jouer un rôle de médiateur dans le différend opposant l’Égypte à l’Éthiopie au sujet des eaux du Nil. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le chef de l’État égyptien a indiqué avoir répondu à la lettre de son homologue américain en réaffirmant la position du Caire et ses préoccupations liées à la sécurité hydrique du pays.

Cette prise de position intervient après que Donald Trump a affirmé être prêt à relancer une médiation américaine afin de résoudre le conflit autour du barrage éthiopien de la Renaissance, un projet hydroélectrique majeur que l’Égypte et le Soudan considèrent comme une menace directe pour leurs ressources en eau. Le président américain a présenté cette initiative comme un moyen de parvenir à un accord durable entre les pays riverains du Nil.

L’Égypte s’oppose depuis longtemps au Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, craignant que son exploitation ne réduise de manière significative le débit du fleuve, dont dépend l’essentiel de l’approvisionnement en eau du pays. Le Nil constitue en effet une ressource vitale pour l’agriculture, l’industrie et la consommation domestique de plus de 100 millions d’Égyptiens.

Le Soudan, également situé en aval, partage ces inquiétudes. Le chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan, a lui aussi salué l’offre de médiation américaine, soulignant les risques potentiels pour la gestion des barrages soudanais et la régulation des crues en cas de désaccord prolongé avec Addis-Abeba.

De son côté, l’Éthiopie défend fermement le projet, qu’elle considère comme un pilier central de son développement économique et énergétique. Le barrage, estimé à environ 5 milliards de dollars, est présenté par Addis-Abeba comme indispensable pour répondre aux besoins d’un pays de plus de 120 millions d’habitants, tout en affirmant qu’il n’entraînera pas de préjudice significatif pour les États en aval.

Malgré plusieurs cycles de négociations au cours de la dernière décennie, aucun accord juridiquement contraignant n’a été conclu entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie. L’offre de médiation de Donald Trump pourrait ainsi relancer un processus diplomatique au point mort, même si les positions restent profondément divergentes et que toute avancée dépendra de concessions réciproques sur la gestion et le remplissage du barrage.

Partager