Des affrontements ont éclaté à Belgrade entre des centaines d’étudiants et les forces de l’ordre, dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités et les mouvements antigouvernementaux. La mobilisation a été déclenchée par une perquisition policière controversée au sein de l’Université de Belgrade.
Selon des témoins, des heurts ont brièvement opposé les manifestants à la police dans le centre-ville. Les étudiants, scandant des slogans hostiles, ont été dispersés à coups de matraque, illustrant la montée de la tension sur place.
À l’origine de la colère, une intervention des forces de l’ordre dans les locaux de l’université, officiellement liée à une enquête sur la mort d’une étudiante de 25 ans. La jeune femme serait décédée après une chute d’une fenêtre dans un bâtiment voisin quelques jours plus tôt.
La police a indiqué que cette perquisition visait à collecter des éléments dans le cadre de cette enquête. Toutefois, cette version est contestée par les responsables universitaires et les manifestants, qui dénoncent une intrusion injustifiée.
Le recteur de l’université, Vladan Djokic, a affirmé que les forces de l’ordre étaient intervenues sans base légale valable, saisissant des documents et des ordinateurs. « On peut perquisitionner les locaux de l’université, mais on ne peut pas perquisitionner la conscience des gens », a-t-il déclaré devant la foule.
Ces événements s’inscrivent dans un climat de contestation plus large en Serbie, où les tensions entre le gouvernement et certains mouvements citoyens se sont intensifiées depuis plus d’un an.
Les manifestations étudiantes reflètent un malaise croissant autour de la gouvernance et du respect des institutions. Elles traduisent également une défiance accrue envers les autorités, notamment sur les questions de transparence et d’État de droit.
Alors que les affrontements se multiplient, la situation à Belgrade pourrait continuer de se tendre dans les prochains jours, faisant craindre une escalade du mouvement de contestation.
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