Scandale Epstein - Peter Mandelson quitte le Parti travailliste pour éviter « un nouvel embarras » (AP)
Scandale Epstein - Peter Mandelson quitte le Parti travailliste pour éviter « un nouvel embarras » (AP)

L’ancien ministre britannique Peter Mandelson a démissionné du Parti travailliste du Premier ministre Keir Starmer à la suite de nouvelles révélations médiatiques concernant ses liens avec le financier américain déchu Jeffrey Epstein, ont rapporté dimanche plusieurs médias britanniques.

Selon ces informations, Peter Mandelson a expliqué ne pas vouloir causer « davantage d’embarras » au Parti travailliste. Il avait déjà été écarté l’an dernier par Keir Starmer de son poste d’ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis après la publication de documents mettant en lumière ses relations passées avec Epstein.

Dans une lettre adressée au Parti travailliste et citée notamment par la BBC, Mandelson a indiqué avoir été « de nouveau associé ce week-end à la polémique compréhensible autour de Jeffrey Epstein ». Il y exprime ses regrets, tout en rejetant les allégations selon lesquelles Epstein lui aurait versé des paiements financiers, des accusations apparues dans la presse britannique à partir de documents rendus publics par le ministère américain de la Justice.

L’ancien ministre affirme que ces accusations sont fausses et qu’il entend mener une enquête pour en établir la véracité. « Ce faisant, je ne souhaite pas causer davantage d’embarras au Parti travailliste et je démissionne donc de ce parti », écrit-il dans sa lettre, dont Reuters n’a pas pu obtenir directement copie.

Figure centrale du Parti travailliste à l’époque de Tony Blair, Peter Mandelson a joué un rôle clé dans les succès électoraux du mouvement à partir des années 1990. Sa carrière a toutefois été marquée par plusieurs controverses, dont une première démission du gouvernement en 1998 à la suite d’un prêt immobilier accordé par un collègue ministre, puis une seconde en 2001 dans le cadre d’un scandale lié à des passeports, affaire pour laquelle il a ensuite été blanchi.

Plus récemment, Mandelson avait déjà été fragilisé par la publication, l’an dernier, de documents diffusés par des parlementaires américains, dont une lettre dans laquelle il qualifiait Jeffrey Epstein de « mon meilleur ami ». Cette révélation avait entraîné son éviction de son poste diplomatique à Washington. Ancien commissaire européen au Commerce, il est actuellement en congé de son mandat à la Chambre des lords.

Dans ce contexte, Keir Starmer a par ailleurs déclaré samedi que le prince Andrew devrait témoigner devant une commission du Congrès américain, après de nouvelles révélations sur ses propres liens avec Jeffrey Epstein, soulignant l’ampleur et la persistance des répercussions politiques de ce dossier au Royaume-Uni.

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