La vice-présidente des Philippines, Sara Duterte, a annoncé mercredi qu’elle briguerait la présidence en 2028, tout en accusant le chef de l’État sortant Ferdinand Marcos Jr. d’être responsable des difficultés que traverse le pays, notamment en matière de corruption et d’inflation.
S’exprimant publiquement, Sara Duterte a imputé au président en exercice la dégradation de la situation économique et a évoqué des problèmes de gouvernance. Elle a également présenté ses excuses pour avoir contribué à la victoire de Ferdinand Marcos Jr. lors de l’élection présidentielle de 2022, scrutin au terme duquel elle était devenue sa colistière à la vice-présidence.
Fille de l’ancien président Rodrigo Duterte, actuellement détenu, Sara Duterte est considérée par les sondages comme l’une des prétendantes les plus sérieuses à la succession en 2028. Sa déclaration intervient dans un climat politique tendu, marqué par des menaces de destitution à son encontre, que des analystes interprètent comme un élément clé du calendrier de son annonce.
Selon plusieurs observateurs, une éventuelle présidence Duterte pourrait avoir des implications majeures pour la politique étrangère des Philippines. Certains estiment qu’un tel scénario pourrait éloigner ce proche allié des États-Unis de Washington, au profit d’un rapprochement avec Pékin.
Cette entrée précoce dans la course présidentielle ouvre ainsi une nouvelle phase de confrontation politique aux Philippines, alors que les rivalités internes au pouvoir se font de plus en plus visibles à deux ans de la fin du mandat de Ferdinand Marcos Jr.