Amnesty International a appelé les autorités nigérianes à ouvrir une enquête sur la mort présumée d’au moins 150 personnes, en majorité des enfants, dans un camp géré par l’armée dans l’État de Kwara, au centre-nord du pays. L’armée nigériane a rejeté ces accusations, affirmant qu’elles étaient infondées.
Selon l’organisation de défense des droits humains, les victimes feraient partie d’un groupe d’environ 1 500 membres de la communauté peule déplacés vers le camp de Yikpata. Ces populations avaient fui des attaques répétées de groupes armés dans leur région d’origine.
Amnesty International décrit des conditions de vie extrêmement précaires dans ce camp, évoquant une surpopulation, des conditions sanitaires dégradées, des restrictions de mouvement, ainsi qu’une malnutrition aiguë et la propagation de maladies. L’organisation estime que ces facteurs pourraient être à l’origine des décès signalés.
Face à ces accusations, l’armée nigériane a fermement démenti. Le général de division Michael Onoja, chargé des opérations médiatiques de la Défense, a déclaré qu’« aucune preuve vérifiable » ne venait étayer ces allégations, ajoutant qu’il doutait de leur véracité et qu’« rien de tel ne s’était produit ».
Cette divergence met en lumière les tensions persistantes entre les organisations de défense des droits humains et les autorités nigérianes, notamment sur la gestion des populations déplacées dans un contexte de violences armées récurrentes.
L’appel à une enquête indépendante vise à établir les faits et à déterminer d’éventuelles responsabilités, dans un pays où les crises humanitaires liées aux conflits internes continuent de susciter de vives préoccupations à l’échelle internationale.
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