Près de neuf mois après une série d’incidents ayant conduit à la fermeture temporaire de l’aéroport de Copenhague et suscité de vives inquiétudes au sein de l’OTAN, la police danoise a annoncé n’avoir trouvé aucune preuve permettant de confirmer la présence de drones à l’origine des perturbations.
Le 22 septembre 2025, les opérations de l’aéroport de Copenhague avaient été suspendues après le signalement d’objets volants dans son espace aérien. Dans les jours suivants, la principale base de chasseurs de l’armée de l’air danoise ainsi que plusieurs autres aéroports du pays avaient également interrompu leurs activités à la suite d’observations similaires.
Lors d’une conférence de presse, l’inspecteur principal de police Soren Thomassen a indiqué que les enquêteurs n’étaient pas en mesure de confirmer que les objets observés étaient des drones. Il a toutefois précisé que cette hypothèse ne pouvait pas non plus être totalement écartée. Aucun suspect n’a été identifié et l’enquête a désormais été clôturée.
À l’époque, ces incidents avaient été considérés comme potentiellement liés à une campagne de guerre hybride visant des infrastructures critiques dans la région nordique et baltique. Les événements avaient alimenté les préoccupations des pays membres de l’OTAN face à une multiplication des menaces pesant sur les installations stratégiques.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, avait alors qualifié ces événements de plus grave attaque hybride jamais dirigée contre les infrastructures critiques du Danemark. Elle s’était néanmoins abstenue de désigner un responsable précis.
À l’époque des faits, la Russie avait rejeté toute implication. Moscou dément régulièrement les accusations occidentales l’associant à des opérations de sabotage, des cyberattaques ou des activités de drones en Europe depuis le début de la guerre en Ukraine.
La conclusion de l’enquête laisse donc de nombreuses questions sans réponse. Si les autorités danoises ne disposent d’aucune preuve permettant d’affirmer que des drones étaient présents, elles n’ont pas davantage réussi à identifier l’origine exacte des objets observés ni les circonstances ayant conduit à la fermeture de plusieurs infrastructures sensibles du pays.
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