Les autorités mexicaines ont annoncé mercredi l’arrestation de treize personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attaque armée qui a coûté la vie, en mai dernier, à deux hauts responsables de la mairie de Mexico. La maire de la capitale, Clara Brugada, a confirmé l’opération, présentée comme une avancée majeure dans une affaire qui avait profondément choqué l’opinion publique.
L’attentat avait eu lieu en plein jour : des hommes armés circulant à moto avaient ouvert le feu sur deux collaborateurs de premier plan de l’équipe municipale. Leur mort avait provoqué une onde de stupeur, la capitale étant généralement perçue comme un bastion de relative sécurité par rapport à d’autres régions du pays durement touchées par la violence liée au crime organisé.
Aucune information n’a pour l’heure été communiquée sur l’identité des suspects ni sur le groupe criminel auquel ils pourraient être liés. Les autorités n’ont pas non plus précisé les motivations exactes de cette attaque ciblée, qui avait été interprétée comme un signal inquiétant d’escalade de la violence politique dans la métropole.
Clara Brugada, qui avait dénoncé à l’époque un acte de terreur contre l’administration locale, a salué ces arrestations tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre le travail de sécurisation de la capitale. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer si les suspects ont agi sur ordre de réseaux criminels organisés ou dans le cadre d’un règlement de comptes politique.
Cet épisode illustre la fragilité de la sécurité publique au Mexique, où la violence contre les responsables politiques et les fonctionnaires locaux reste un défi majeur, malgré les efforts déployés pour restaurer l’autorité de l’État.