Le Congrès mexicain a approuvé jeudi un amendement constitutionnel visant à faire de « l’ingérence étrangère » un motif officiel d’annulation des élections dans le pays, une mesure qui pourrait modifier en profondeur le cadre électoral mexicain.
Le texte a été adopté par la chambre basse avec 307 voix pour, 128 contre et une abstention. Il doit désormais être examiné par le Sénat avant une éventuelle entrée en vigueur.
L’amendement prévoit d’ajouter l’ingérence étrangère à la liste des irrégularités susceptibles d’entraîner l’annulation d’un scrutin. Les détails précis des situations concernées n’ont pas été immédiatement précisés dans l’annonce relayée jeudi.
Cette initiative intervient dans un contexte international marqué par des inquiétudes croissantes autour des tentatives d’influence étrangères dans les processus démocratiques, notamment à travers les campagnes numériques, la désinformation ou le financement occulte.
Le vote a eu lieu alors que la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum fait face à une période politiquement sensible. Reuters rapporte par ailleurs que la dirigeante aurait demandé à son parti que les responsables impliqués dans des affaires de corruption démissionnent, selon des sources proches du dossier.
Les partisans du texte estiment que cette réforme renforcerait la souveraineté électorale du Mexique et protégerait davantage les institutions démocratiques contre des influences extérieures.
Ses opposants craignent toutefois que la notion d’« ingérence étrangère » puisse être interprétée de manière trop large et donner lieu à des contestations politiques ou judiciaires après les élections. Le débat devrait désormais se poursuivre au Sénat, où l’amendement devra obtenir un nouveau feu vert pour être définitivement adopté.
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