La dirigeante de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado doit recevoir mercredi à Oslo le prix Nobel de la paix, et ce malgré l’interdiction de voyager que lui impose depuis dix ans le gouvernement de son pays. Lauréate annoncée en octobre, elle vit depuis plus d’un an dans la clandestinité pour échapper aux poursuites des autorités vénézuéliennes, et l’on ignore toujours si elle pourra se rendre à la cérémonie prévue à 12h00 GMT.
Machado, figure emblématique de la lutte contre le régime vénézuélien, a été déclarée gagnante pour son engagement en faveur de la démocratie et des droits humains. Mais son absence potentielle à Oslo souligne les tensions politiques persistantes au Venezuela, où l’opposition dénonce depuis des années la répression et les restrictions imposées à ses dirigeants.
Lors de l’annonce de son prix en octobre, Machado avait dédié une partie de cet honneur au président américain Donald Trump, qui avait lui-même affirmé mériter ce prix. Cette déclaration avait suscité de nombreuses réactions, tant au Venezuela qu’à l’étranger, reflétant la dimension internationale du combat politique de Machado.
La cérémonie de mercredi, qui rassemblera les principales autorités norvégiennes et les dignitaires du comité Nobel, pourrait se dérouler sans la lauréate si celle-ci n’est pas en mesure de quitter son lieu de refuge. Le comité Nobel n’a pas indiqué quelles dispositions seraient prises en cas d’absence, mais a rappelé que le prix récompensait son action, indépendamment de sa présence physique à Oslo.