L’UE s’apprête à adopter de nouvelles sanctions contre l’Iran sans cibler les Gardiens de la révolution AP
L’UE s’apprête à adopter de nouvelles sanctions contre l’Iran sans cibler les Gardiens de la révolution

L’Union européenne devrait approuver cette semaine une nouvelle série de sanctions visant des responsables et des entités iraniennes, en réponse à la répression menée par les autorités à Iran, selon plusieurs responsables européens.

Réunis jeudi à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères du bloc devraient valider des mesures ciblant une vingtaine de personnes et d’organisations dans le cadre du régime européen de sanctions pour violations des droits humains. Ces décisions interviennent alors que les manifestations antigouvernementales, déclenchées en décembre, ont donné lieu à la répression la plus violente observée depuis la révolution islamique de 1979.

Les nouvelles sanctions devraient également inclure des restrictions à l’exportation de composants utilisés par l’Iran dans la fabrication de drones et de missiles, alignant ainsi la politique européenne à l’égard de Téhéran sur celle déjà appliquée à la Russie. Certaines mesures viseraient par ailleurs des acteurs iraniens accusés de soutenir l’effort militaire russe.

En revanche, l’inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes de l’UE ne devrait pas être actée à ce stade. Cette option se heurte notamment à l’opposition de la France, qui plaide pour le maintien d’un canal de dialogue avec Téhéran.

Plusieurs États membres, dont l’Italie, ont récemment appelé à franchir ce pas, estimant que la gravité de la répression justifiait une ligne plus dure. Mais l’unanimité requise au sein du bloc rend cette décision peu probable à court terme, Paris restant réticent par crainte d’une rupture totale des relations diplomatiques et d’un impact sur des dossiers sensibles, notamment consulaires.

Ainsi, si certains membres du Corps des gardiens de la révolution islamique devraient figurer parmi les personnes sanctionnées, l’organisation dans son ensemble ne sera pas ajoutée pour l’instant à la liste terroriste de l’UE, malgré les pressions croissantes au sein du bloc.

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