Les dirigeants de l’Union européenne ont mis en garde contre une « spirale descendante dangereuse » après les déclarations du président américain Donald Trump, qui a menacé d’imposer des droits de douane croissants à des alliés européens tant que les États-Unis ne seraient pas autorisés à acheter le Groenland.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont affirmé que de telles mesures « compromettraient les relations transatlantiques » et pourraient déclencher une dynamique préjudiciable pour les deux camps. Ils ont assuré que l’Europe resterait « unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté ».
La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a estimé que les droits de douane nuiraient à la prospérité des deux côtés de l’Atlantique et détourneraient l’attention de l’Union de sa priorité stratégique, à savoir la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Elle a averti que les divisions entre alliés feraient le jeu de Moscou et de Pékin.
Selon elle, toute inquiétude liée à la sécurité du Groenland pourrait être traitée dans le cadre de l’OTAN, soulignant que le recours aux droits de douane risquerait d’appauvrir à la fois l’Europe et les États-Unis et d’éroder leur prospérité commune.
Face à l’escalade verbale, les ambassadeurs des 27 États membres de l’Union européenne doivent se réunir en urgence afin d’examiner une réponse coordonnée à la menace tarifaire américaine. Les responsables européens cherchent à préserver l’unité du bloc tout en évitant une confrontation commerciale susceptible d’aggraver les tensions diplomatiques.
Les propos de Trump, qui lient explicitement des sanctions commerciales à l’acquisition du Groenland, ont suscité de vives réactions en Europe. Plusieurs capitales ont réaffirmé leur soutien au Danemark et au territoire autonome, jugeant inacceptable l’utilisation d’outils économiques pour faire pression sur des alliés au sujet de questions de souveraineté.