Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a appelé à un moratoire immédiat sur la peine de mort en Iran, avertissant que des dizaines de personnes supplémentaires risquent d’être exécutées en lien avec les manifestations de janvier.
S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, il a déclaré être « horrifié » par des informations faisant état d’au moins huit condamnations à mort, dont celles de deux mineurs. Selon lui, une trentaine d’autres personnes pourraient également être exposées à la peine capitale.
Un tribunal révolutionnaire de Téhéran a récemment prononcé une condamnation à mort pour « inimitié envers Dieu », une accusation fréquemment utilisée dans les affaires de sécurité nationale. Si elle est confirmée, il s’agirait de la première condamnation à mort directement liée aux manifestations de masse de janvier.
Des organisations de défense des droits humains affirment que la répression des troubles – décrits comme les plus graves depuis la révolution islamique de 1979 – a fait des milliers de victimes. Les autorités iraniennes n’ont pas confirmé ces chiffres.
Le contexte international reste tendu : pendant les troubles, le président américain Donald Trump a averti Téhéran qu’une intervention militaire pourrait être envisagée en cas d’exécutions. L’ONU exhorte désormais les autorités iraniennes à suspendre les condamnations et à garantir des procès conformes aux normes internationales.