L’Italie a renouvelé mercredi son appel pressant à ses ressortissants à quitter l’Iran, invoquant une détérioration continue de la situation sécuritaire dans le pays. Les autorités italiennes estiment qu’environ 600 citoyens italiens se trouvent actuellement sur le territoire iranien, principalement dans la région de Téhéran.
Cette mise en garde intervient alors que l’Iran est confronté à l’une des plus graves vagues de troubles intérieurs de son histoire récente, marquée par une répression violente des manifestations antigouvernementales. Dans le même temps, Téhéran cherche à dissuader une éventuelle intervention extérieure, notamment après les menaces répétées du président américain Donald Trump de soutenir les manifestants.
Le ministère italien des Affaires étrangères a précisé que plus de 900 militaires italiens sont actuellement déployés dans la région, dont environ 500 en Irak et 400 au Koweït. Des mesures de précaution supplémentaires ont été mises en place afin d’assurer la sécurité de ce personnel face à l’instabilité croissante.
Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a présidé une réunion de crise avec des ambassadeurs italiens ainsi que des représentants du ministère de la Défense et des services de renseignement. Cette rencontre visait à évaluer les risques régionaux et à coordonner la réponse italienne sur les plans diplomatique et sécuritaire.
Rome a réaffirmé à cette occasion sa condamnation ferme de la répression menée par les autorités iraniennes et des violations graves des droits humains qui l’accompagnent. Le gouvernement italien insiste sur la nécessité de protéger ses citoyens et son personnel à l’étranger dans un contexte régional jugé de plus en plus volatil.
Cet appel au départ s’inscrit dans une série de mesures similaires prises par plusieurs pays occidentaux, alors que les tensions autour de l’Iran alimentent les craintes d’une escalade aux conséquences régionales imprévisibles.