L’Iran a annoncé son intention de désigner comme « terroristes » les forces armées des pays de l’Union européenne ayant inscrit le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur leur liste noire, marquant une nouvelle escalade dans les tensions entre Téhéran et les capitales européennes.
Cette déclaration a été faite vendredi par Ali Larijani, haut responsable iranien de la sécurité, dans un message publié sur le réseau social X. Il a averti que cette décision entraînerait des « conséquences » pour les pays européens concernés, sans en préciser la nature.
La réaction iranienne intervient après que plusieurs États membres de l’UE ont renforcé leurs sanctions contre le CGRI, accusé par l’Occident d’être impliqué dans des activités terroristes, des violations des droits humains et des actions de déstabilisation au Moyen-Orient et au-delà.
Téhéran rejette ces accusations et considère la désignation du CGRI comme une atteinte directe à sa souveraineté et à ses forces armées régulières. Les autorités iraniennes ont à plusieurs reprises prévenu qu’elles répondraient de manière « symétrique » à toute mesure jugée hostile.
Cette nouvelle menace risque de compliquer davantage des relations déjà tendues entre l’Iran et l’Union européenne, dans un contexte marqué par les sanctions, les désaccords sur le programme nucléaire iranien et les inquiétudes occidentales liées à la sécurité régionale.