L’Iran a arrêté des dizaines de personnes soupçonnées d’espionnage au profit des « ennemis » du pays, dont au moins un ressortissant étranger, a annoncé mardi le ministère iranien du Renseignement cité par les médias d’État.
Selon les autorités iraniennes, ces arrestations s’inscrivent dans le contexte de la guerre en cours avec les États-Unis et Israël, déclenchée après les frappes aériennes lancées le 28 février contre des cibles iraniennes. Ces attaques avaient notamment coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei ainsi qu’à plusieurs commandants militaires.
Le ministère iranien a affirmé que l’un des étrangers arrêtés menait des activités d’espionnage pour le compte des États-Unis et d’Israël et servait d’intermédiaire avec deux pays du Golfe. Les autorités n’ont toutefois pas précisé la nationalité de la personne concernée.
Depuis le début du conflit, l’Iran a mené des frappes de représailles contre plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et accueillant des bases militaires américaines.
Ces arrestations s’inscrivent dans une pratique déjà observée ces dernières années. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a régulièrement procédé à l’arrestation de binationaux et d’étrangers accusés d’espionnage ou d’atteintes à la sécurité nationale.
Les organisations de défense des droits humains accusent toutefois régulièrement l’Iran d’utiliser ces détentions comme moyen de pression diplomatique, une accusation rejetée par Téhéran.