Liban : un proche du Hezbollah rejette l’accord avec Israël et met en garde contre un risque de divisions internes
Liban : un proche du Hezbollah rejette l’accord avec Israël et met en garde contre un risque de divisions internes

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a vivement critiqué lundi l’accord-cadre négocié par les États-Unis entre le Liban et Israël. Allié de premier plan du Hezbollah, il a estimé que ce texte ne serait pas appliqué et a averti qu’il pourrait provoquer de profondes divisions au sein de la société libanaise.

Selon Nabih Berri, les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran constituent la seule voie réaliste permettant d’obtenir un retrait des forces israéliennes du sud du Liban. Il a affirmé que toute tentative de dissocier le dossier libanais des discussions américano-iraniennes risquerait, au contraire, de prolonger la présence militaire israélienne sur le territoire libanais.

L’accord négocié sous médiation américaine prévoit notamment un retrait progressif des forces israéliennes et le déploiement de l’armée libanaise afin qu’elle reprenne le contrôle des zones concernées. Toutefois, aucune mise en œuvre concrète n’avait encore été annoncée lundi, malgré les déclarations de responsables israéliens laissant entendre que le processus pourrait avancer dans les prochains jours.

La situation sur le terrain demeure particulièrement tendue. Selon l’agence de presse officielle libanaise, l’artillerie israélienne a bombardé lundi une zone proche de la frontière sud du Liban. Des journalistes de Reuters ont également rapporté avoir entendu un drone survoler Beyrouth.

Israël occupe actuellement une vaste partie du sud du Liban dans le cadre du conflit qui l’oppose au Hezbollah. Cette guerre a débuté le 2 mars, lorsque le mouvement chiite libanais a lancé des tirs contre Israël à la suite de l’offensive américano-israélienne menée contre l’Iran.

Les déclarations de Nabih Berri illustrent les profondes divergences qui entourent le projet d’accord. Alors que Washington cherche à favoriser une désescalade entre Israël et le Liban, une partie de la classe politique libanaise estime que toute solution durable dépendra avant tout de l’évolution des négociations entre Téhéran et les États-Unis.

Partager

Communauté

Commentaires

Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.

Soyez le premier à commenter cet article.

Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés. Les messages promotionnels, les envois automatiques et les liens abusifs sont bloqués.

Votre premier commentaire, ou tout message contenant un lien, peut être placé en attente de validation.