Les propos de l’ambassadeur américain sur le « droit biblique » d’Israël déclenchent une vague de condamnations au Moyen-Orient
Les propos de l’ambassadeur américain sur le « droit biblique » d’Israël déclenchent une vague de condamnations au Moyen-Orient

Les déclarations de l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, suggérant qu’Israël disposerait d’un « droit biblique » sur une grande partie du Moyen-Orient, ont suscité ce week-end une condamnation dans plusieurs pays de la région. Des gouvernements arabes ont qualifié ses propos de « dangereux » et « incendiaires », estimant qu’ils risquaient d’attiser les tensions.

Dans des commentaires récents, Mike Huckabee, chrétien évangélique et partisan de longue date d’Israël, a laissé entendre que les textes bibliques pouvaient fonder une revendication territoriale étendue de l’État hébreu. Cette position a immédiatement provoqué des réactions diplomatiques, plusieurs capitales jugeant ces propos incompatibles avec les principes du droit international et les efforts de règlement du conflit israélo-palestinien.

L’ambassadeur américain est connu pour son soutien appuyé aux colonies juives en Cisjordanie occupée, un territoire que les Palestiniens revendiquent pour y établir leur futur État. Les critiques soulignent que de telles déclarations risquent de compliquer davantage les perspectives d’une solution négociée à deux États.

Les réactions régionales interviennent dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions liées à la guerre à Gaza et aux affrontements sporadiques en Cisjordanie et le long des frontières nord d’Israël. Plusieurs responsables arabes ont estimé que ces propos pourraient compromettre les efforts diplomatiques en cours et alimenter la polarisation.

Ni Washington ni le gouvernement israélien n’ont immédiatement réagi aux critiques. Les propos de l’ambassadeur s’inscrivent toutefois dans un débat plus large sur la politique américaine au Moyen-Orient et sur l’équilibre entre considérations religieuses, stratégiques et diplomatiques dans la définition des positions officielles.

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