Les marins ont désormais le droit de refuser de naviguer dans le golfe Persique, y compris dans le détroit d’Ormuz, après que le niveau de menace dans la région a été porté à son niveau maximal en raison de l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Les principaux syndicats maritimes et organisations de l’industrie ont annoncé cette décision jeudi, alors que la guerre opposant les États-Unis à l’Iran accroît les risques pour la navigation commerciale.
Environ 300 navires sont actuellement ancrés de part et d’autre du détroit d’Ormuz, une route maritime essentielle pour le commerce mondial de l’énergie. Depuis le 28 février, au moins neuf navires ont été endommagés dans la région et un marin a été tué.
Dans le cadre d’un accord conclu entre les compagnies maritimes et les représentants des marins au sein du Forum international de négociation (IBF), les membres d’équipage pourront refuser de traverser la zone.
Les marins qui choisissent de ne pas naviguer dans ces eaux devront être rapatriés aux frais de leur employeur et recevront une indemnité équivalente à deux mois de salaire de base.
Les travailleurs qui acceptent de naviguer dans la région bénéficieront quant à eux d’une rémunération plus élevée. En cas de décès ou d’invalidité, les compensations financières prévues pour les marins et leurs familles seront également doublées.
Cette mesure reflète l’inquiétude croissante du secteur maritime face à l’intensification des attaques contre des navires commerciaux dans le Golfe, une situation qui menace la sécurité des équipages et la stabilité du commerce maritime international.