Les États-Unis affirment à l’ONU que toutes les options restent ouvertes, l’Iran prévient qu’il ripostera à toute agression
Les États-Unis affirment à l’ONU que toutes les options restent ouvertes, l’Iran prévient qu’il ripostera à toute agression

Les États-Unis ont déclaré devant le Conseil de sécurité des Nations unies qu’ils se tenaient aux côtés du « courageux peuple iranien » et que le président Donald Trump avait clairement indiqué que toutes les options demeuraient sur la table pour mettre fin à la répression en Iran. Cette prise de position intervient alors que Washington multiplie les avertissements face à la situation intérieure iranienne, marquée par des manifestations d’ampleur et une réponse sécuritaire violente du pouvoir.

S’exprimant au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, l’ambassadeur américain Mike Waltz a estimé que le régime iranien était affaibli et cherchait à détourner l’attention en évoquant un complot étranger. Selon lui, les autorités de Téhéran redoutent avant tout leur propre population, descendue massivement dans la rue pour dénoncer la situation politique et économique.

L’Iran a de son côté rejeté ces accusations et assuré qu’il ne cherchait ni l’escalade ni la confrontation. Son représentant adjoint auprès de l’ONU a toutefois averti que toute action hostile, directe ou indirecte, entraînerait une réponse « décisive et proportionnée », conforme au droit international. Il a accusé les États-Unis de désinformation et d’ingérence dans les affaires intérieures du pays.

La Russie s’est alignée sur cette critique, reprochant à Washington de vouloir instrumentaliser le Conseil de sécurité pour justifier une éventuelle intervention et appelant les responsables américains à la retenue. Moscou a exhorté les « têtes brûlées » à revenir à une approche plus rationnelle afin d’éviter une escalade régionale.

Le secrétaire général de l’ONU a, par la voix de ses représentants, appelé l’ensemble des acteurs à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver la situation ou d’élargir le conflit. Plusieurs membres du Conseil ont également souligné la nécessité pour les dirigeants iraniens d’entendre les revendications de leur population et d’y répondre par des moyens pacifiques, afin d’éviter de nouvelles pertes humaines et une déstabilisation accrue de la région.

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