La campagne militaire menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran est entrée jeudi dans son sixième jour, marquée par une intensification des bombardements sur Téhéran, selon des témoignages d’habitants et des informations rapportées par les autorités.
Des explosions ont été signalées dans plusieurs quartiers de la capitale iranienne, notamment dans le nord de la ville. Israël a indiqué mener une nouvelle vague de frappes visant des infrastructures liées au gouvernement iranien et prévoit de cibler, dans une seconde phase, des installations de missiles souterraines.
« Aujourd’hui, c’est pire qu’hier. Ils frappent le nord de Téhéran. Nous n’avons nulle part où aller. C’est comme une zone de guerre », a déclaré un habitant de la capitale iranienne, joint par téléphone alors que des explosions retentissaient en arrière-plan.
Dans le même temps, l’Iran a promis de riposter « partout » après ce qu’il décrit comme une attaque américaine contre un navire de guerre iranien à des milliers de kilomètres de la zone de combat.
Sur le plan politique, la situation intérieure iranienne est également marquée par l’incertitude. Le report soudain des trois jours de deuil prévus pour le guide suprême Ali Khamenei, récemment assassiné, a interrompu les plans qui semblaient viser à désigner rapidement son fils comme successeur.
Malgré un léger rebond de certains marchés financiers après les chutes observées en début de semaine, les conséquences économiques du conflit continuent de se faire sentir. Les perturbations liées à la guerre affectent notamment l’approvisionnement énergétique mondial, une part importante des flux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitant par la région.