Le Royaume-Uni ouvre une enquête sur X après des inquiétudes liées aux deepfakes générés par Grok
Le Royaume-Uni ouvre une enquête sur X après des inquiétudes liées aux deepfakes générés par Grok

Le régulateur britannique des médias, Ofcom, a annoncé l’ouverture d’une enquête visant la plateforme X, propriété d’Elon Musk, à la suite de signalements concernant la création et la diffusion d’images deepfake à caractère sexuel par le chatbot d’intelligence artificielle Grok.

Selon l’autorité de régulation, des informations font état de l’utilisation de Grok pour produire et partager des images intimes illégales et non consenties, y compris du matériel pédopornographique. Ofcom estime que ces pratiques pourraient constituer une violation des obligations de la plateforme en matière de protection des utilisateurs, en particulier des mineurs, prévues par la loi britannique sur la sécurité en ligne.

L’enquête accroît la pression sur X, déjà confrontée à des critiques et à des procédures réglementaires dans plusieurs pays. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié les images générées par Grok de « répugnantes » et « illégales », appelant la direction de X à reprendre le contrôle de cet outil.

De son côté, X affirme agir contre les contenus illicites en supprimant les publications concernées, en suspendant définitivement les comptes impliqués et en coopérant avec les autorités compétentes. La société soutient que les utilisateurs qui exploiteraient Grok pour produire du contenu illégal s’exposent aux mêmes sanctions que s’ils avaient publié eux-mêmes ce type de contenus.

L’affaire constitue l’un des premiers tests majeurs de la mise en œuvre de la loi britannique sur la sécurité en ligne, entrée en vigueur par étapes depuis 2023. En cas de manquements graves, Ofcom pourrait saisir la justice afin d’imposer des mesures contraignantes, allant jusqu’à la restriction de l’accès à la plateforme sur le territoire britannique.

Les inquiétudes dépassent toutefois le Royaume-Uni. Des autorités en Europe et en Asie ont également exprimé leurs préoccupations, certaines allant jusqu’à engager des procédures ou à restreindre temporairement l’accès à Grok. Cette controverse relance le débat international sur la responsabilité des plateformes et des outils d’intelligence artificielle face aux risques d’abus liés aux contenus générés.

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