Le Royaume-Uni a annoncé l’allocation de 200 millions de livres sterling (environ 270 millions de dollars) afin de financer les préparatifs d’un éventuel déploiement militaire en Ukraine, dans le cadre des engagements pris par les alliés de Kiev en cas de cessez-le-feu.
Cette décision intervient quelques jours après un sommet de la « coalition des volontaires », réunissant le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, au cours duquel une déclaration d’intention a été adoptée pour esquisser les contours d’une future force multinationale en Ukraine.
En déplacement à Kiev, le ministre britannique de la Défense John Healey a précisé que ces fonds serviraient à moderniser les véhicules et les systèmes de communication, renforcer la protection contre les drones et préparer les troupes à un éventuel engagement sur le terrain. Londres a souligné que ces investissements provenaient du budget de base de la défense.
L’annonce britannique est intervenue quelques heures après le tir par la Russie d’un missile hypersonique, un geste interprété par plusieurs capitales européennes comme une tentative d’intimidation visant à dissuader le soutien occidental à l’Ukraine.
Paris a de son côté indiqué que la France pourrait déployer plusieurs milliers de soldats au sein d’une force multinationale destinée à garantir la sécurité de l’Ukraine, tandis que Londres n’a pas encore précisé le nombre de militaires qu’elle pourrait engager, les discussions étant toujours en cours.
John Healey a également annoncé à Volodymyr Zelensky le lancement, dès janvier, de la production au Royaume-Uni de drones intercepteurs Octopus, inspirés d’un modèle ukrainien. Des milliers de ces drones devraient être livrés chaque mois afin de renforcer la défense ukrainienne face aux attaques russes.