Le Qatar muscle son capital-risque - la QIA va doubler son programme à 2 milliards de dollars (AP)
Le Qatar muscle son capital-risque - la QIA va doubler son programme à 2 milliards de dollars (AP)

L’Autorité d’investissement du Qatar (QIA) va étendre son programme de capital-risque à hauteur de 2 milliards de dollars, a annoncé dimanche le Premier ministre qatari Cheikh Mohammed ben Abdelrahman Al Thani. Cette décision marque une nouvelle étape dans la stratégie de Doha visant à renforcer son écosystème entrepreneurial et à diversifier une économie encore largement dépendante des revenus du gaz.

Le programme, baptisé « Fonds de fonds », dispose actuellement d’une enveloppe d’environ 1 milliard de dollars. Il a été conçu pour attirer des sociétés internationales de capital-risque au Qatar, favoriser l’implantation de start-ups et stimuler l’innovation locale, dans le cadre d’un effort plus large de transformation économique.

Selon les autorités, ce dispositif doit contribuer à créer un environnement plus favorable à l’entrepreneuriat et à positionner le pays comme une plateforme régionale pour les technologies émergentes et les investissements innovants. La QIA, l’un des plus grands fonds souverains au monde, joue un rôle central dans cette stratégie en orientant une partie de ses investissements vers des secteurs à forte valeur ajoutée.

Parallèlement, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un programme de résidence de dix ans destiné aux entrepreneurs et aux cadres dirigeants. Cette mesure vise à renforcer l’attractivité du pays pour les talents internationaux et à offrir une stabilité de long terme aux investisseurs et dirigeants d’entreprises souhaitant s’installer au Qatar.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale plus large. Des pays voisins comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont récemment lancé des programmes similaires de résidence de longue durée afin d’attirer des professionnels qualifiés, des entrepreneurs et des capitaux étrangers.

En combinant soutien financier au capital-risque et incitations en matière de résidence, Doha espère accélérer la diversification de son économie et réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Les autorités qataries misent sur l’innovation, les start-ups et l’investissement international pour préparer l’après-gaz et renforcer la compétitivité du pays sur le long terme.

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