Le pape Léon XIV a exhorté mercredi les dirigeants de la Russie et des États-Unis à renouveler le dernier traité bilatéral de contrôle des armements nucléaires encore en vigueur entre les deux puissances, alors que les tensions géopolitiques restent élevées.
S’exprimant lors de son audience générale hebdomadaire au Vatican, le souverain pontife a appelé à préserver le traité New START, qui plafonne le nombre d’armes nucléaires stratégiques déployées par chaque pays. Ce texte constitue aujourd’hui le dernier pilier des accords de désarmement conclus entre Russie et les États-Unis.
Premier pape originaire des États-Unis, Léon XIV a estimé que la situation internationale actuelle « exige de tout faire pour éviter une nouvelle course aux armements ». Il a souligné que le risque d’une escalade nucléaire représenterait une menace grave pour l’humanité entière, appelant les grandes puissances à faire preuve de responsabilité.
Le traité New START, signé en 2010, limite le nombre d’ogives nucléaires stratégiques et de vecteurs déployés par Washington et Moscou. Sa possible expiration, sans accord de remplacement, nourrirait les craintes d’un affaiblissement durable du cadre international de contrôle des armements.
Les relations entre la Russie et les États-Unis se sont fortement dégradées ces dernières années, notamment en raison de la guerre en Ukraine et de différends profonds sur les questions de sécurité mondiale. Dans ce contexte, les appels au dialogue sur le désarmement se sont faits plus rares.
L’intervention du pape vise à remettre la question nucléaire au cœur des priorités diplomatiques, en soulignant l’urgence d’un engagement commun pour éviter une dérive vers une confrontation armée accrue. Pour le Vatican, la préservation des mécanismes de contrôle des armes reste un enjeu central pour la stabilité internationale et la paix mondiale.