Le Hamas a annoncé dimanche qu’il dissoudrait son gouvernement en place à Gaza dès qu’un comité palestinien de technocrates prendra le contrôle du territoire, conformément au plan de paix parrainé par les États-Unis. Le mouvement islamiste n’a toutefois donné aucun calendrier précis pour cette transition, alors que de nombreuses zones d’ombre demeurent sur la composition et les prérogatives de cette future autorité.
Selon le plan soutenu par Washington, un comité de dirigeants technocrates, non affiliés politiquement, doit administrer Gaza à la place du Hamas. Ni le mouvement palestinien ni l’Autorité palestinienne n’ont encore annoncé les noms de ces responsables, et il reste incertain qu’ils obtiennent l’aval d’Israël et des États-Unis. Cette nouvelle gouvernance serait supervisée par un organisme international baptisé « Board of Peace », censé veiller au respect du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre.
Dans un message publié sur Telegram, le porte-parole du Hamas, Hazem Kassem, a appelé à accélérer la mise en place du comité. Une source officielle égyptienne a indiqué que le Hamas devait envoyer une délégation, dirigée par le négociateur Khalil al-Hayya, pour des discussions avec l’Égypte, le Qatar et la Turquie sur le passage à la deuxième phase de l’accord, qui inclut notamment la reconstruction de Gaza et le désarmement du Hamas.
Le cessez-le-feu reste fragile sur le terrain. Des responsables hospitaliers palestiniens ont rapporté la mort de trois personnes tuées par des tirs israéliens ces derniers jours. L’armée israélienne affirme que ses actions répondent à des violations de l’accord, tandis que les autorités de Gaza accusent Israël de frappes continues ayant fait plusieurs centaines de victimes depuis l’entrée en vigueur de la trêve.
Parallèlement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé la nomination du diplomate bulgare Nickolay Mladenov à la tête du « Board of Peace ». Ancien envoyé spécial de l’ONU pour le Proche-Orient, Mladenov est perçu comme un interlocuteur expérimenté, ayant entretenu par le passé des relations de travail avec Israël et le Hamas.
Sur le plan politique intérieur, la police israélienne a annoncé l’interrogatoire d’un haut responsable du bureau de Netanyahu dans une affaire distincte de fuite d’informations classifiées vers la presse étrangère. L’opposition réclame des sanctions immédiates, tandis que le gouvernement affirme attendre l’issue des procédures judiciaires avant toute décision.