La cheffe de l’opposition australienne Sussan Ley fait face à une contestation de son leadership moins d’un an après sa prise de fonction, à la suite de la démission d’un membre influent de son cabinet fantôme qui a estimé qu’elle n’était pas la personne adéquate pour diriger le Parti libéral conservateur.
Angus Taylor a quitté mercredi soir son poste de ministre fantôme de la Défense. Les médias australiens ont largement rapporté qu’il se préparait à défier Ley pour la direction du parti et que ses soutiens poussaient pour l’organisation rapide d’un vote interne, possiblement dès jeudi.
Dans un communiqué, Taylor a déclaré ne pas croire que Ley soit en mesure de conduire le parti comme il le faudrait à l’approche des prochaines échéances électorales. Cette déclaration a intensifié les tensions au sein du Parti libéral d’Australie, principal parti d’opposition au gouvernement travailliste.
Ley, qui a pris la tête du parti après une défaite électorale, avait promis de reconstruire l’unité et de recentrer le programme politique. Mais des critiques internes estiment que le parti peine à s’imposer face au gouvernement et à proposer une alternative claire.
Cette nouvelle crise intervient dans un contexte politique déjà tendu en Australie, où les débats sur la sécurité, le coût de la vie et la gestion des crises récentes continuent de dominer l’agenda public.