L’activiste Alaa Abd el-Fattah s’excuse pour d’anciens messages, une enquête antiterroriste ouverte au Royaume-Uni
L’activiste Alaa Abd el-Fattah s’excuse pour d’anciens messages, une enquête antiterroriste ouverte au Royaume-Uni

L’activiste égypto-britannique Alaa Abd el-Fattah, récemment libéré de prison en Égypte et désormais installé au Royaume-Uni, a présenté lundi ses excuses pour des messages publiés sur les réseaux sociaux il y a plus de dix ans. Il a reconnu le caractère « choquant et blessant » de certaines de ses anciennes publications, alors que la police antiterroriste britannique a annoncé en examiner le contenu.

Âgé de 44 ans, Alaa Abd el-Fattah a indiqué regretter des propos tenus dans un contexte ancien et différent, tout en affirmant ne pas soutenir la violence. La police a précisé qu’elle procédait à une évaluation préliminaire afin de déterminer si ces messages relèvent d’infractions potentielles, sans annoncer à ce stade de mise en examen.

Figure emblématique de l’opposition en Égypte, Abd el-Fattah est devenu au fil des années l’un des prisonniers politiques les plus connus du pays. Son cas avait suscité une mobilisation internationale, notamment au Royaume-Uni, dont il possède la nationalité, en raison de ses longues périodes d’incarcération et de restrictions à sa liberté.

Il a été libéré après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle accordée par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, mettant fin à une détention qui symbolisait, pour ses soutiens, la répression de toute voix dissidente dans le pays. Sa sortie de prison avait été saluée par des organisations de défense des droits humains.

L’ouverture d’une enquête au Royaume-Uni intervient toutefois dans un contexte sensible, alors que les autorités britanniques se montrent attentives aux contenus susceptibles de relever de l’extrémisme, même lorsqu’ils sont anciens. La police antiterroriste a souligné que l’examen des messages ne préjuge pas d’une infraction avérée.

Cette affaire illustre la complexité du retour sur la scène publique d’un militant longtemps emprisonné, confronté à la fois à son passé numérique et à un cadre juridique strict. Elle intervient également alors que le cas d’Alaa Abd el-Fattah reste un symbole des débats internationaux sur la liberté d’expression et la répression politique en Égypte.

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