La Turquie a demandé aux services de renseignement britanniques de renforcer la protection du président syrien Ahmed al-Charia, considéré par Ankara comme un acteur clé pour éviter une nouvelle escalade sectaire en Syrie, selon plusieurs sources proches du dossier.
D’après ces sources, l’agence de renseignement turque MIT a sollicité le mois dernier une implication plus importante du service britannique MI6 dans les dispositifs de sécurité entourant le dirigeant syrien.
Ahmed al-Charia serait devenu une cible prioritaire pour plusieurs groupes armés. Selon les informations évoquées par ces sources, l’organisation État islamique aurait déjà tenté à plusieurs reprises de l’assassiner.
La coopération entre les services turcs et britanniques en Syrie existe déjà, notamment dans la lutte contre l’État islamique. La nouvelle demande d’Ankara viserait à renforcer cette collaboration dans le domaine de la sécurité et du renseignement.
Les autorités syriennes ont de leur côté reconnu coopérer avec les services turcs dans certaines opérations visant à contrer les groupes jihadistes encore actifs dans certaines zones du pays.
Pour la Turquie, la stabilité du pouvoir à Damas est désormais considérée comme un élément important pour éviter un nouvel embrasement en Syrie, notamment sur les lignes de fracture confessionnelles qui ont marqué le conflit au cours de la dernière décennie.