Les autorités russes ont diffusé vendredi une liste d’applications locales qui devraient rester opérationnelles lors des coupures d’Internet mobile, régulièrement ordonnées pour contrer les attaques de drones ukrainiens.
Cette sélection inclut des services publics en ligne, des plateformes de commerce électronique, le système de paiement électronique Mir ainsi que la messagerie nationale MAX. En revanche, les applications étrangères concurrentes, notamment WhatsApp de Meta, n’y figurent pas.
Le ministère du Développement numérique a affirmé disposer d’une « solution technique spéciale » garantissant le maintien de ces services en cas d’interruptions. « Cette mesure réduira les désagréments causés aux citoyens par les coupures nécessaires pour assurer la sécurité », a-t-il indiqué.
Si le communiqué officiel ne mentionne pas explicitement l’Ukraine, les gouverneurs des régions frontalières affirment régulièrement que ces restrictions sont indispensables pour empêcher les drones ennemis d’utiliser les réseaux mobiles afin d’atteindre leurs cibles.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté du Kremlin de renforcer son autonomie numérique et de promouvoir ses propres outils face aux géants étrangers des technologies, dans un contexte de guerre et d’isolement croissant vis-à-vis de l’Occident.