La crise politique au sein du Parti travailliste britannique continue de s’aggraver. L’ancien ministre de la Santé Wes Streeting a annoncé samedi qu’il se présenterait à toute future élection interne visant à remplacer le Premier ministre Keir Starmer à la tête du parti.
S’exprimant lors de la conférence annuelle du groupe Progress, un courant réformateur et modernisateur du Labour, Streeting a affirmé qu’une véritable compétition pour le leadership était nécessaire. « Nous avons besoin d’une véritable compétition avec les meilleurs candidats sur le terrain, et je serai candidat », a-t-il déclaré.
Cette annonce intervient seulement quelques jours après sa démission du gouvernement et son appel public à Keir Starmer pour qu’il fixe un calendrier de départ. Le Premier ministre traverse actuellement une période de fortes turbulences politiques après les lourdes pertes subies par le Parti travailliste lors des récentes élections locales.
Au cours de son discours, Wes Streeting a également vivement critiqué le Brexit, qu’il a qualifié « d’erreur catastrophique ». Selon lui, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a affaibli le pays de manière historique et freiné son développement économique.
L’ancien ministre a même plaidé pour un retour futur du Royaume-Uni dans l’Union européenne. « Nous avons besoin d’une nouvelle relation privilégiée avec l’UE, car l’avenir de la Grande-Bretagne est lié à l’Europe, et un jour – un jour – nous réintégrerons l’Union européenne », a-t-il affirmé.
Cette prise de position contraste avec la ligne plus prudente adoptée par Keir Starmer. Bien qu’opposé au Brexit lors du référendum de 2016, le Premier ministre refuse depuis son arrivée au pouvoir d’envisager une réintégration de l’Union européenne ou de faire des concessions importantes sur des sujets sensibles comme l’immigration.
La pression interne contre Starmer s’accentue également avec le retour annoncé d’Andy Burnham sur la scène parlementaire. Le maire du Grand Manchester a récemment obtenu l’autorisation de briguer un siège vacant à Westminster, une étape indispensable pour pouvoir lui aussi prétendre à la direction du Parti travailliste.
Ces rivalités grandissantes témoignent des profondes divisions qui traversent actuellement le Labour, alors que plusieurs figures du parti cherchent déjà à se positionner pour l’après-Starmer.
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