La Cour suprême des États-Unis a validé vendredi la décision de l’administration Trump de révoquer le statut de protection temporaire (TPS) accordé à des centaines de milliers de migrants vénézuéliens, levant un obstacle juridique majeur et renforçant la politique migratoire restrictive du président républicain.
Les juges, à majorité conservatrice, ont accédé à la demande de l’exécutif de suspendre une décision antérieure qui jugeait illégale la révocation du TPS par la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem. Les trois juges libéraux ont exprimé leur désaccord, estimant que cela conférait un « pouvoir exécutif illimité ».
Le TPS, un dispositif humanitaire prévu par la loi américaine, protège temporairement les ressortissants de pays confrontés à des conflits, des catastrophes naturelles ou d’autres crises, leur permettant de vivre et travailler légalement aux États-Unis. Les Vénézuéliens en bénéficiaient depuis 2021, sous la présidence de Joe Biden, en raison de l’effondrement économique et de la crise politique dans leur pays.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Caracas. Le Venezuela a dénoncé à plusieurs reprises les expulsions massives déjà engagées par l’administration Trump, qui a multiplié les mesures visant à réduire la présence de migrants sans papiers aux États-Unis.
En mai dernier, la Cour suprême avait déjà donné raison à l’administration en levant une injonction temporaire qui bloquait l’abrogation du programme. Le feu vert de vendredi marque une étape décisive dans l’application de cette politique, dont les conséquences pourraient toucher des centaines de milliers de familles vénézuéliennes installées aux États-Unis.