La Cour pénale internationale lance un mandat d’arrêt contre un Libyen pour crimes de guerre
La Cour pénale internationale lance un mandat d’arrêt contre un Libyen pour crimes de guerre

LA HAYE, 8 août 2025 — La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé vendredi l’émission d’un mandat d’arrêt à l’encontre de Saif Suleiman Sneidel, un ressortissant libyen accusé de crimes de guerre perpétrés à Benghazi et dans ses environs. L’homme est soupçonné d’être un membre du « Groupe 50 », un sous-groupe armé affilié à la Brigade Al-Saiqa, active dans l’est du pays.

Selon la CPI, il existe des motifs raisonnables de croire que Sneidel est impliqué dans plusieurs actes constitutifs de crimes de guerre, notamment des meurtres, des actes de torture et des atteintes graves à la dignité humaine. Ces crimes auraient été commis entre 2016 et 2017 dans le contexte du conflit qui a ravagé la Libye après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

La brigade Al-Saiqa, composée principalement d’anciens membres des forces spéciales de l’armée libyenne, a été accusée à plusieurs reprises d’exactions contre des civils, des prisonniers de guerre et des opposants présumés. Le « Groupe 50 », auquel appartiendrait Sneidel, serait particulièrement connu pour sa brutalité dans les opérations de détention et d’interrogatoire.

La CPI, basée à La Haye, a souligné l’importance de ce mandat dans la lutte contre l’impunité en Libye, un pays toujours plongé dans l’instabilité et marqué par la fragmentation du pouvoir entre plusieurs milices et gouvernements rivaux. Le tribunal a exhorté tous les États membres à coopérer pleinement à l’arrestation de Sneidel.

Aucun commentaire officiel n’a été émis du côté des autorités libyennes concernant l’éventuelle localisation ou arrestation du suspect. La Libye, qui n’est pas un État partie au Statut de Rome, coopère de manière sporadique avec la Cour, malgré plusieurs mandats d’arrêt toujours en attente d’exécution.

Ce mandat s’inscrit dans les efforts continus de la CPI pour documenter les violations graves du droit international humanitaire en Libye et faire rendre des comptes aux responsables.

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