La Cour constitutionnelle espagnole rejette le recours d’un père opposé à l’euthanasie de sa fille (AP)
La Cour constitutionnelle espagnole rejette le recours d’un père opposé à l’euthanasie de sa fille (AP)

La Cour constitutionnelle espagnole a rejeté le recours d’un père qui cherchait à empêcher sa fille paraplégique de 25 ans d’accéder à l’euthanasie, selon un communiqué publié vendredi.

L’Espagne a légalisé en 2021 l’euthanasie et le suicide assisté pour les personnes atteintes de maladies graves et incurables, devenant l’un des premiers pays de l’Union européenne à adopter un tel cadre légal. La loi prévoit des conditions strictes, notamment la confirmation répétée de la volonté du patient et l’examen du dossier par plusieurs médecins ainsi qu’une commission d’évaluation indépendante.

Dans cette affaire, le père contestait la décision autorisant sa fille à recourir à l’euthanasie, estimant que son consentement n’était pas valable ou que les critères médicaux n’étaient pas remplis. La Cour a toutefois jugé que les garanties prévues par la législation avaient été respectées et que le droit de la patiente à décider de sa propre fin de vie devait primer.

Ce dossier a ravivé en Espagne le débat éthique et juridique sur la fin de vie, opposant défenseurs du droit à mourir dans la dignité et partisans d’une protection accrue des personnes vulnérables. Le gouvernement défend la loi comme un dispositif encadré garantissant l’autonomie individuelle, tandis que certains groupes conservateurs et religieux continuent d’en contester les fondements.

Avec cette décision, la juridiction constitutionnelle confirme la solidité du cadre légal adopté en 2021 et réaffirme la primauté de la volonté du patient dans les procédures d’euthanasie autorisées par la loi espagnole.

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