Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué samedi que l’annonce par l’administration américaine de la composition d’un conseil exécutif chargé de Gaza n’avait pas été coordonnée avec Israël et allait à l’encontre de la politique du gouvernement.
Dans un communiqué, il est précisé que le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, devait aborder cette question avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les autorités israéliennes n’ont toutefois pas détaillé les éléments précis de la composition du conseil jugés problématiques.
Le conseil exécutif, dévoilé cette semaine par la Maison Blanche, inclut notamment le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan. Israël s’est opposé à plusieurs reprises à toute implication de la Turquie dans la gouvernance ou les affaires de Gaza, ce qui semble constituer l’un des principaux points de friction.
Parmi les autres membres annoncés figurent Sigrid Kaag, coordinatrice spéciale des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, un milliardaire israélo-chypriote ainsi qu’un ministre des Émirats arabes unis, pays qui a normalisé ses relations avec Israël en 2020.
Washington a parallèlement annoncé le lancement de la deuxième phase du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Cette phase prévoit la mise en place d’une administration palestinienne de transition, composée de technocrates, chargée de gérer l’enclave sur une période intérimaire.
Les premiers membres du « Conseil de la paix », organe destiné à superviser cette gouvernance temporaire et présidé par Trump, ont également été rendus publics. Ils comprennent notamment Marco Rubio, l’envoyé spécial Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner.
Cette divergence publique souligne les tensions persistantes entre Israël et son principal allié américain sur la manière de gérer l’après-guerre à Gaza, alors que le cessez-le-feu reste fragile et que la situation humanitaire dans l’enclave demeure critique.