L’Iran a confirmé la tenue de discussions vendredi à Mascate avec les États-Unis. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que les pourparlers se dérouleraient à Oman vers 10h, remerciant la médiation omanaise. Cette annonce intervient après une journée de flottement, marquée par des désaccords sur le lieu et le format des échanges, un temps prévus en Turquie avant d’être relocalisés dans le sultanat.
À Washington, la pression reste maximale. Donald Trump a affirmé que le guide suprême Ali Khamenei « devrait se faire beaucoup de soucis », alors que les États-Unis ont déployé une force navale et aérienne conséquente dans le Golfe. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a rappelé que Washington est « prêt » à discuter, tout en exigeant que les échanges ne se limitent pas au nucléaire mais portent aussi sur les missiles balistiques, le soutien iranien à des groupes armés régionaux et la situation intérieure.
Téhéran, de son côté, campe sur une ligne stricte : les discussions doivent rester cantonnées au dossier nucléaire. L’Iran refuse d’inclure son programme balistique ou ses capacités de défense dans l’agenda, tout en maintenant son droit à enrichir de l’uranium sur son sol. Les médiations de plusieurs capitales arabes auraient permis d’éviter l’annulation pure et simple de la rencontre, présentée comme une ultime fenêtre diplomatique avant une possible escalade.
Dans ce contexte, l’émissaire américain Steve Witkoff devrait conduire la délégation américaine face à Abbas Araghchi. L’enjeu dépasse la seule question nucléaire : ces discussions s’ouvrent sous la menace explicite de frappes américaines en cas d’échec, tandis que l’Iran a averti qu’il viserait bases et navires américains dans la région si une attaque survenait.